Il paraît que le jeu en vaut la chandelle,
Qu'il faut du courage, de la force et du zèle.
Il paraît qu'il faut être un homme, un patriote ou un saint
Et ne jamais craindre le lendemain
Moi pourtant j'y ai senti l'horreur et la peur,
Aperçue la souffrance et la terreur,
Entendue les cris d'une enfant aussi âgé que moi,
Avec pour seule faute de ne pas être né au même endroit.
J'entend encore le bruit sourd des pas affolés,
Les cris de détresses qui ne cessent d'affluer,
Le noir de la salle qui m'empêche d'apercevoir,
Ce qu'au dehors il peut bien y avoir.
J'ai murmuré ses pleures,
Hurlé ses prières,
Et senti son corps tomber,
Après un dernier cri étouffé.
J'ai compris les rires,
De ces montres capables du pire.
Senti le poids,
De ces gens autour de moi.
J'aurai peut être dû te dire,
Que je resterai hanté par ton souvenir,
Car il paraît que le pire,
C'est de ne jamais oublier .
J'aurai peut être dû m'approcher de toi
Que tu vois dans mon regard,
Que je serai toujours désolée.
Me rappelant de ce cauchemar qui ne finira jamais,
Où malgré tout cela, je n'ai pu te sauver
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